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Chercher à se renseigner sur les Elfes est loin d'être une activité nouvelle et nombreux furent les "elfologues" amateurs.
Au siècle dernier, encore, des personnalités aussi célèbres que Sir Arthur Conan Doyle affirmaient leur conviction quant à l'existence de ces Etres mystérieux (voir "
les fées de Cottingley").
Mais ce type de recherches est loin d'être exempt de dangers.Jugez en donc!!

I - Le Révérend Robert Kirk.

L'histoire, puisque histoire il y a, commence en 1644 dans le petit village écossais d'Aberfoyle, avec la naissance de Robert Kirk, septième fils du pasteur local.

Un septième fils, en Ecosse, cela ne pardonne pas!!

Pourtant, pendant une bonne partie de sa vie, rien ne sembla devoir troubler l'existence paisible et studieuse du jeune Robert. Après des études de théologie, il finit lui-même ecclésiastique à Balquedder, puis à Aberfoyle où il succéda à son père. Il écrivit plusieurs ouvrages, dont une traduction irlandaise de la Bible et un psaume en gaélique, salués en leur temps d'un succés d'estime. Bref, rien qui permette d'imaginer un auteur de fantaisie (non d'ailleurs qu'il se soit jugé ainsi) lorsqu'il décida d'écrire un essai relatant les témoignages recueilli sur le petit peuple de Faërie.

Il ne savait pas quelle porte il entrouvrait, ni quelles en seraient les conséquences.

II - La République mystérieuse des Elfes....

ou, pour citer son titre complet traduit en son temps par Rémy Salvador:
"
La République mystérieuse ou traité montrant les principales curiosités telles qu'on les voit encore de nos jours parmi diverses gens du peuple d'Ecosse, singularités pour la plupart propres à cette nation",  et, quelques lignes plus loin: "Essai sur la nature et les actes des êtres souterrains (et pour la plupart invisibles), connus sous le nom d'Elfes, Faunes, Fées ou autres semblables, chez les écossais des basses terres, tels qu'ils sont décrits par ceux qui possèdent la Seconde Vue; et maintenant recueillis et comparés pour donner lieu à de nouvelles enquêtes, par un investigateur circonspect; demeurant parmi les Ecossais-Irlandais, en Ecosse".

Si cet essai ne sortit, du temps de son auteur, que de façon confidentielle, il est aujourd'hui devenu un ouvrage de référence pour tout elfologue qui se respecte (et même pour les autres).

En effet, les descriptions du monde elfique permettent de se représenter les Elfes tels qu'ils apparaissaient voici quatre siècles.

Ils étaient alors très semblables aux Elfes des Ages modernes décrits par Tolkien. Ainsi, si on met de côté leur caractère plus ou moins démoniaque (n'oublions ni l'époque ni le ministère de l'auteur), les Elfes, ou de façon plus générale les habitants de Faërie, sont présentés comme des "esprits intelligents et curieux, de corps légers et fluides (comme ceux dits astrals), quelque peu de la nature d'un nuage condensé et plutôt visible au crépuscule. Ces corps sont tellement souples de par la subtilité des esprits qui les agitent qu'ils se peuvent faire apparaître ou disparaître à volonté". Bref, exactement comme l'on pourrait imaginer des Elfes restés en TDM après le départ du dernier navire vers Aman et s'étant évanouis (to fade) au cours des Ages

Evidemment, ne pouvait les voir qui le voulait. Mais, pour ceux qui avait cette chance, ils apparaisaient comme vivant en clans, avec princes, lois, et même palais habités par la noblesse, au sein de cellules familiales comprenant mari, femme et enfants. Ils n'auraient pas connu la maladie, ni n'auraient pu être blessés par des armes humaines. De toute façon, ils étaient considérés comme de bien meilleurs médecins que leurs voisins humains... ce qui, pour être franche, ne devait pas être bien difficile à cette époque.

Pourtant, malgré tous leurs dons, auxquels il convient d'ajouter celui de la magie, ces pauvres elfes auraient vécu tristes et mélancoliques, avant de s'éteindre au terme d'une très très longue vie.

Enfin, on apprend au cours de la lecture, qu'ils auraient été particulièrement vindicatifs, voire vicieux, n'hésitant pas à faire le malheur des malheureux humains ayant eu le malheur de croiser leur chemin.

(suite P.2)

 

 

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