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Un art de guérir
souvent magnifié, parfois sanctifié

L'art de guérir des Elfes
Les Elfes désiraient par-dessus toute
chose «… l'entendement, la création et la faculté de guérir… ». Il n'est
donc pas étonnant qu’ils aient utilisé dans ce but toutes leurs facultés, y compris
celles de sub-créateurs, que Sam qualifierait certainement (et hâtivement) de magiques.
Quoi qu’il en soit la médecine
elfique bénéficiait, du seul fait de son origine, de deux élements de puissance:
tout d’abord, les Elfes étaient
plus proches de la Divinité que les Hommes, se situant, sur l’échelle
céleste, entre les Hommes et les Valar. De ce fait, leurs créations ne pouvaient que bénéficier d’une
telle grâce et donc d'un pouvoir accru. Après tout, n’est-il pas dit que « là
où sont les Elfes la Terre est bénie… ». Il
ne pouvait qu'en être également ainsi de leurs potions médicinales
plus puissantes, du seul fait de la nature
de leur créateur, que toutes celles que
nous pourrions inventer avec les mêmes ingrédients;
mais ce n’est pas tout; les Elfes
possédaient également des dons spéciaux qu'ils mirent au service de l’Art médical. Ils
étaient notamment capables de créer
des objets susceptibles d'avoir une
influence sur la nature des choses.
Nous
en avons un exemple avec les Anneaux de Pouvoirs elfiques, bien
connus pour leurs propriétés en matière
de guérison... qu'il s'agisse de celle d'individus
ou de la Terre (Arda) elle-même. On
peut, d'ailleurs, supposer qu'il s'agissait
là de l'un des fondements de la
compétence d'Elrond en tant que guérisseur (on se souviendra, en effet, que
le Seigneur de Fondcombe était le détenteur
de l'Anneau Vilya, le plus. puissant des Ttrois).
Le recours à la Providence
Enfin, comme quiconque dans une
situation susceptible de se traduire par un deuil, les Elfes
se tournaient vers la prière. Ainsi, ils « faisaient appel à Varda-Elbereth, la Reine
du Royaume Béni, leur amie spéciale ».
Il est intéressant, à ce propos, de noter qu’à
chaque fois qu'une prise de « médicaments » est mentionnée (du moins dans une situation où une vie
est en jeu ),
on y trouve associées des paroles récitées
ou chantées par le Guérisseur. Les lecteurs du Seigneur des Anneaux se souviendront ainsi
qu’en même temps qu’il utilisait l’Athelas pour soigner Frodon, Aragorn chanta
et prononça des paroles que les autres ne purent saisir !
Evidemment, la référence est ici
humaine, mais s'agissant d'Aragorn, ses
antécédents elfiques sont tels que l’exemple ne saurait être
ignoré ; d’autant qu’il n’est pas le seul.
Ainsi, deux Ages plus tôt, après que Beren ait été
blessé, il est raporté dans
le Lai de Lúthien que la fille de
Thingol chanta en utilisant l'Athelas que
lui avait apporté Huan (s'agissant de poësie, je laisserai le texte
original)
"while Lúthien murmuring in the shade The staunching song that elvish wives Long years had sung in those sad lives Of war and weapons, wove o’er him”.
Nous retrouvons donc bien ici l’association des
Soins et
du Chant. Or, comme chacun sait, la musique présente souvent
chez Tolkien un caractère religieux (cf.
la Musique des Aïnur)
Ce contexte mystique est encore
plus frappant lorsque l’on s’intéresse à l'incidence de la relation entre le
Patient et son guérisseur Guérisseur et
les conséquences qui en résultent sur la
qualité des soins.

Prochainement:
l'influence des relations patients-médecins
dans la médecine elfique
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