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Une
enquête
dans l'univers des guérisseurs

Introduction
sur la médecine elfique
Il convient tout d’abord de
faire un sort à une idée préconçue. La médecine elfique était certes
puissante ; très puissante ; mais certainement pas "Toute Puissante". De
fait, pour ce qui est du traitement des maladies proprement dites, notre
médecine humaine et moderne lui était
certainement supérieure.
Il suffit pour s’en convaincre de
se pencher sur la Grande Peste qui, en 1636 du 3ème Age décima
la population humaine de la TDM, laissant ainsi le champ libre aux armées d'invasion.
Je veux croire, en effet, que si les Elfes en avaient eu les moyens ils
auraient enrayé cette terrible épidémie, sinon par charité du moins par
stratégie, afin d’éviter la perte d’alliés dans un contexte politique
difficile (les puissantes armées du Mordor n'étaient jamais bien loin).
Cette lacune dans les
connaissances elfiques, pourtant très pointues par ailleurs, s’explique
aisément si l’on se souvient que l’organisme des elfes est naturellement
protégé contre les maladies. Pourquoi apprendre à soigner des maux que vous êtes
sûrs de ne jamais attraper… et dont, au demeurant vous ignorez tout? Quant au
bien être des Hommes, il faut bien se faire une raison et admettre que ce ne
fut, ni ne sera jamais, la préoccupation première de l’ « Elfe
moyen » ou, comme le dit Lindir
à
Frodon à Imladris (Fondcombe): "Les mortels
n'ont pas fait l'objet de notre étude. Nous
avons autre chose à faire".
(Pas vraiment très sympathique, mais sincère.)
De façon plus étrange, cependant,
les soins liés aux infirmités ne furent guère
mieux pris en compte, alors même que de multiples
conflits ensanglantaient la TDM. Ainsi, Gwindor ne se remit
pas physiquement de son séjour dans les
mines de Morgoth, et Maedhros ne bénéficia jamais d’une
prothèse capable de compenser la perte de sa main droite. Il est, en effet,
clairement indiqué à son propos qu’il du apprendre à se servir de la main gauche dans
les combats (ce qu'il fit d'ailleurs très bien).
La raison de cette lacune est
peut-être à rechercher dans la résistance naturelle du corps des elfes à
toute agression ainsi qu'à son
pouvoir de récupération. Toute infirmité liée à un accident
ou un combat devait être suffisamment rare pour rester hors des principales recherches médicales elfiques.
Cette mise au point
indispensable effectuée, il serait toutefois faux de pousser ce raisonnement à
l’extrême et de mépriser la médecine elfique. Dans certains domaines,
et en tout cas ceux qui les intéressaient directement, l’art médical elfique
était au contraire extrêmement poussé.
En fait, il semble qu'à coté des
soins classiques destinés aux affections diverses et communes, par ailleurs souvent infligées par quelque
ennemi, la recherche médicale elfique se soit logiquement surtout
employée à soigner les principaux afflictions
qui touchaient cette population,
c'est-à-dire essentiellement ce que j’appellerai le "Mal de Vivre" ou toute autre "langueur"
susceptible d'entraîner leur mort.
Ils recherchaient
également en priorité des remèdes susceptibles de palier aux blessures à dominante métaphysique qui pouvaient leur
être infligées par les
forces du Mal. C’est ainsi qu’Elrond pu soigner celle causée
par un Nazgul à Frodon et
qui aurait, sinon, entrainé ce dernier
au Royaume des Ombres. Même ainsi, pourtant, la guérison ne fut jamais
totalement achevée.
Nous allons donc
essayer, au cours des
prochaines pages, de comprendre les méandres de la médecine elfique,
notamment en ce qui concerne sa dimension métaphysique dont les manifestations
se faisaient sentir tant dans la présence de forces extraordinaires
(d'après les standards humains) que dans la relation patient-guérisseur qui en découlait.

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