L'immortalité
elfique( suite)
La disparition des Elfes
Même
avec une existence prolongée
et sans jamais avoir connu la
mort, les Elfes ne peuvent pas
pour autant se dire, ni se
considérer, comme véritablement
immortels. Pour parler d'immortalité,
en effet, il faudrait pouvoir
se projeter dans un univers
infini, ce qui n'est pas le
cas des Quendi, dont la fin
est préordonnée.
En
effet, contrairemant à la définition
classique, "immortalité"
ne signifie pas ici une longévité
infinie, mais simplement une
durée de vie extrèmement prolongée.
De fait, les Elfes sont intimement
liés à la Terre (Arda), dont
ils partagent en quelque sorte
la substance et ne peuvent donc
être détruits ni de corps (sinon
de façon provisoire) ni surtout
d'esprit tant que celle-ci subsistera..
Mais cet état ne leur apporte
aucune certitude quant à leur
avenir lors de la disparition
(réputée apocalyptique) d'Arda;
ils ignorent même s'ils y survivront
ou, au contraire, disparaîtront
irrévocablement avec elle.
ll
est ainsi écrit dans le Silmarillon
qu'Eru (Iluvatar)"n’a pas dévoilé le sort
qu’Il réservait aux Elfes après la fin du Monde (…)"
Malheureusement,
rien ne permet même de dire qu'un
sort quelconque les attend,
au delà de l'anéantisement.
Au contraire, il est écrit
que la mort humaine est un don
fait par Eru aux Hommes "ce
don d'Iluvatar, que même les
Puissants leur envieront à mesure
que le Temps s'approche de sa
fin."(Le Silmarillon).
Il
ne reste plus alors aux Elfes
qu'a mettre leur espérance dans
la mansuétude divine et
à espérer participer aux côtés
des Aïnur et des Hommes (dont
nous savons que tel est le destin promis)
au grand chœur qui consacrera
la fin du Monde et la naissance
d'une réelle éternité. Telle
est la philosophie de l'Estel
(l'espoir).
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immortalité (1er partie)
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