B) Le siège de l'Erebor, une victoire chèrement payée
Nains et Hommes s'enfermèrent alors tout au fond des Cavernes.
Pendant que certains soignaient les blessés ou comptaient les vivres, les chefs tenaient conseil. Certes, à la mort des deux Rois leurs couronnes avaient logiquement, selon les us et coutumes de l'époque, échus à leurs fils aînés, mais dans la situation de crise que subissait les assiégés il est peu probable que les nouveaux souverains aient été abandonnés à eux-mêmes.
Tous ceux ayant l'expérience de la guerre devaient les entourer et au premier plan de ces conseillers devait se trouver Gloïn, le père de Gimli.
En effet, appartenant à
la famille royale en tant que descendant de Durin, l’ancètre mythique des Longues Barbes,
Gloïn jouait déjà certainement un rôle
important dans l’administration du Royaume. Après tout, n'avait-il pas présidé l'ambassade diligentée par les Nains auprès d’Elrond, à la veille de la
Guerrede l'Anneau? Et pour cela n'avait-il pas été capable, en dépit de son âge, de parcourir le chemin semé d'embuches qui reliait l'Erebor à Fondcombe?
Or non seulement le vieux guerrier, avait certainement participé aux combat de l'Erebor aux côtés de son royal parent, mais le fait même que
Tolkien n'ait pas raconté la mort d'un personnage aussi célèbre (ni, d'ailleurs, y fit quelque allusion) permet de supposer que Gloïnl survécut au conflit et, en conséquence, qu'il joua certainement un rôle de
premier plan dans la gestion du siège.
Le siège dura probablement 8 jours, c'est à dire de la mort des Rois le 17 mars à la destruction de l'anneau le 25 du même mois. Il est peu probable que pendant ce temps les Alliés tentèrent une sortie,
leur triste expérience ayant prouvé qu’ils n’avaient aucune chance contre les envahisseurs. Néanmoins, ils durent
utiliser la porte dérobée par laquelle était entrée Bilbon le 30 octobre 2941,
ne serait-ce que pour connaître les mouvements de l’ennemi et les éventuelles
nouvelles que devaient leur apporter les oiseaux avec lesquels ils étaient traditionnellement liés.
Certes,
pendant ce temps, les Orientaux ne durent pas rester inactifs. Les portes des
Cavernes étaient certes bien cachées, à la façon des Nains, mais pas invulnérables. Peut-être, d'ailleurs,
avaient-ils obtenus de leur maître, Sauron, l'aide de quelques Orques des Monts de Brumes,
spécialistes des mondes souterrains et comme tels tout à fait aptes à infiltrer la Montagne Solitaire. Probablement des équipes de sapeurs creusaient-elle les flancs de l'Erebor afin d'en percer les secrets et d'ouvrir ainsi aux envahisseurs le Royaume sous la Montagne.
Et rien de cela cela ne pouvait être ignoré des assiégés, augmentant d'autant l'angoisse omniprésente.
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C'est dans cette atmosphère d'Apocalypse que survint le miracle de la destruction de l'Anneau.
Les premiers à
ressentir la disparition de leurs Maître furent certainement les éventuels Gobelins et les Trolls qui participaient au siège. Mais l’évènement dû avoir une telle
intensité qu'il est imvraisemblable que les manifestations naturelles ne passerrent inaperçues ni des
Hommes ni des Nains. Etant à l'extérieur, les Orientaux furent d'ailleurs les premiers à remarquer les panaches de fumée s'élevant au Sud et anonciateurs de quelque tragédie survenue à Dol Guldur..
De la même manière, on peut légitimement supposer que les Assiégés en furent également informés soit par quelques volatiles, soit même en voyant le désaroi qui devait régner chez leurs adversaires. Du moins, dans ce dernier cas, comprirent-ils que quelque évènement considérable était intervenu en leur faveur. Peut-être même, les plus avertis, informés par Gloïn de la quète de Frodon purent-ils subodorer que l'Anneau maudit avait enfin été détruit.
Quoi qu'il en soit, aucun Commandant digne de ce nom n'aurait laisser passer une telle occasion et c'est certainement alors que la confusion devait régner en maître dans le camp ennemi qu'ils lancèrent une sortie.
Il est, bien entendu, impossible de connaître les péripéties de la
bataille, mais on peut aisément imaginer que la porte dérobée fut mise à
contribution et que les Orientaux se retrouvèrent pris en étaux entre la sortie effectuée par Hommes et Nains via la porte principale, tandis qu'une troupe de Nains les prenaient à revers. (Compte tenu de leur amour du secret, je pense que seuls des Nains utilisèrent la porte cachée).
Le
désarroi de la perte présentie de Sauron, ou du moins la compréhension d’un
évènement tragique subit par le Seigneur Ténébreux, la sortie surprise des
assaillants, l'éventuelle débandade des auxiliaires Orques (si certains
participaient au siège) eut pour résultat de rompre le siège et de renvoyer
chez eux les Orientaux. J’hésite toutefois à parler de déroute en raison de
leur supériorité numérique, mais plutôt de retraite en attendant de mieux connaître
la situation. (Encore qu’aucun guerrier normalement constitué n’affronterait de
bon cœur une bande de Nains déchaînés, bien décidés à venger leur Roi… sans
parler de leurs compagnons humains brûlant de se venger.).
La nouvelle de la disparition de Sauron, promptement connue par toute la TDM, acheva vraisemblablement de démoraliser les Orientaux et consacra définitivement leur défaite
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C’est ainsi
que se termina en victoire amère, car chèrement payée, la Campagne de Dale et
de l’Erebor.
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Fin des Batailles de l'Erebor.
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