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Le
Royaume Sylvestre
et les Elfes de Mirkwood (suite)
Les
Elfes de Mirkwood
Les
Elfes du Royaume de lMirkwood étaient apparentés
à ceux de la Lorien. De fait, il s'agissait
à l'origine d'un même peuple, lequel avait
vécu, à une époque antérieure, au
cœur des bois qui s'étendaient de part et
d'autre de la rivière Anduin (la Grande
Rivière). Plus tard, cette population elfique s'était
scindée en deux peuples distincts lorsque,
suite à la chute de la Doriath, des princes
sindarin avaient décidé de se tailler
un royaume à l'Est et d'y vivre d'une façon
plus traditionnelle... de préférence à l'abri
des guerres sanglantes qui déchiraient le
Beleriand.
Ces
postulants à la Royauté furent d'autant
mieux accueillis par leurs futurs sujets
qu'en tant que Sindar
ils appartenaient à la même ethnie que ces
derniers, quoique
de caste supérieure, et leur
apportaient en outre les nombreuses connaissances
qu'ils avaient eux-mêmes reçus de la Maïa
Melian.
En
effet, les Elfes des Bois étaient pour l'essentiel des Nandor , ces Elfes du Troisième Groupe
qui, partis pour le Grand Voyage d'Oromë
vers Aman, s'arrêtèrent un jour en chemin.
Je présume, par ailleurs et quoique Tolkien
n'en ait rien dit, que leurs rangs
devaient avoir inclus au cours des ages
un certain nombre d'Avari
, nom donné aux Elfes qui avaient choisi
de rester à jamais en TDM, refusant pour
eux et leur descendance l'invitation
des Valar.
Mais
si, du fait de ces circonstances historiques
et à la différence des Hauts Elfes
de l'Ouest,
les Elfes sylvestres n'avaient pas bénéficié
de
la lumière des Arbres ni de l'enseignement
des Valar, rien ne permet d'écrire que
cette lacune les avait rendu particulièrement tristes
ou déprimés.
Bien
au contraire ils étaient
gais et bon vivants, aimant rire et chanter,
particulièrement sous la lumière des étoiles.
Un tel caractère pourrait même paraître
étrange si on le compare à celui plus
sérieux, voire tragique des Noldor,
ces Exilés, dont les derniers représentants
en TDM hantaient encore à la fin du 3ème
Age Fondcombe et ses abords.
Cette particularité
provenait peut-être de ce que, contrairement
aux Elfes Sages (autre nom donné aux Noldor),
ils n'avaient rien de grave à se reprocher
et certainement pas d'avoir contrevenu à
la volonté des Valar. A mon avis, une
bonne conscience - et une mondre connaissance
des changements à venir- devaient être pour
beaucoup quant à leur humeur
joyeuse.
Et
l'on peut écrire qu'ils savaient bien profiter
de leur vie!!!!
Ainsi,
de
temps à autre, avec parfois le Roi
à leur tête, ils partaient pour de grandes
chasses dans la Forêt au terme desquelles ils ramenaient
du gibier qui servirait à nourrir le
peuple, à organiser de grands banquets ou,
encore, à être dévoré à l'occasion
de ces piques-niques qui se tenaient
sous les frondaisons de la forêt et dont
ils avaient le secret. Et le
vin ne manquait guère, qui coulait en abondance
à ces occasions!
On
peut supposer que de grandes réjouissances,
tout aussi arrosées,
accompagnaient également le solstice d'été que les
Elfes des Bois célébraient spécialement
par des chants et par des danses. J'ignore
cependant si ces dernières célébrations
étaient purement civiles ou présentaient
un caractère religieux... ce qui aurait alors
été
la seule manifestation de ce type relatée
au Troisième Age...
Mais
même si ces Elfes vivaient principalement
en plain air au cœur de leurs Bois, il était
quand même très difficile pour un Homme
de les découvrir,
cachés comme ils l'étaient par leurs vêtements
bruns et verts aux couleurs de la forêt.;
D'ailleurs, même s'ils avaient bien voulu se
laisser entrevoir, il aurait été encore plus
dur de les
approcher à moins qu'ils ne l'aient voulu
(ce qui était bien rare), car
ils savaient se déplacer vivement et sans
faire le moindre bruit "assez
silencieux et agiles pour susciter l'admiration
des Hobbits". Quand
on connaît les Hobbits, c'est tout dire!
D'ailleurs, si par miracle ils avaient
accepté de vous rencontrer (car ils étaient
particulièrement circonspects malgré la
puissance de leurs sortilèges
), vous ne les auriez probablement pas compris,
même si vous aviez parlé couramment le quenyan
ou le sindarin, car ils s'exprimaient habituellement
dans un idiome qui leur était propre,
quoique apparenté aux autres langues elfiques.
A
moins, bien entendu, qu'ils ne se soient
exprimés en Langue Commune, ce qui devait
être bien plus courant parmi les Elfes de
Mirkwood que chez leurs frères de la Lorien.
Car les
sujets de Thranduil possédaient une qualité rare parmi
les leurs. En effet, loin d'être terrés
dans leur Royaume sans aucun lien extérieur,
ils entretenaient de nombreux contacts avec leurs
voisins humains, particulièrement les habitants de
Lacville.
Il s'agissait essentiellement
de relations commerciales, les Elfes importaient
des vivres (ils détestaient cultiver la
terre) et du vin (qu'ils adoraient,
mais les vignes ne poussaient pas si haut dans le
nord) en échange, peut-on imaginer, de matières
premières tirées de la forêt, tels bois,
venaison ou fourrure.
Mais il existait
également entre les Hommes et les Elfes
d'autres types de relations, identiques
à celles
que peuvent avoir tous les voisins du monde,
allant du règlement de querelles "au
sujet de l'entretien de la Rivière et des
soins à apporter aux berges"
aux agapes partagées
lorsque les
bateaux (ou les radeaux) qu'ils utilisaient
pour transporter les marchandises les
conduisaient dans la cité humaine.
Rien
d'étonnant, donc, à ce que Legolas, fils
du Roi Thranduil, ait été si à l'aise dans la
compagnie de ses compagnons humains (ou
Hobbits).

La
société locale.
Comme
je le disais, les
Elfes de Mirkwood passaient le plus clair
du temps dans la forêt.
Néanmoins
ils disposaient de confortables chaumières généralement
construites
à même le sol, quoiqu'ils vivaient parfois aussi
dans des cabanes perchées dans les branches
des arbres, un peu à la manière de leurs
frères de la Lorien.
Leur Roi,
toutefois, disposait d'un véritable palais
et d'une Cour (comme tout Roi qui se respecte)
avec dignitaires, gardes et serviteurs...
lesquels le servaient fidèlement,
quand ils ne se servaient pas en cachette
de son vin favori, ramené à grands
frais des célèbres vignobles du Dorwinion.
Le
Palais du Roi des Elfes avait toutefois ceci de particulier
qu'il s'agissait d'une caverne, sans doute
à la manière de ce qui s'était fait à Menegroth, la capitale de
la Doriath au Premier Age, quoique, bien
sûr, les aménagements devaient être bien
moins beaux et moins riches que ne l'avait étéceux la Cité
de Thingol.
Sa
Caverne, d'où partaient de nombreuses galleries,
partageait néanmoins avec
sa noble ancêtre trois points communs: les
Nains avaient participé à sa construction,
son entrée était située à l'extrémité d'un
pont enjambant une rivière, et elle
servait de forteresse et d'abri aux Elfes
en cas de
besoin.
Malheur
alors à qui voulait affronter les Elfes
sylvestres car, même s'ils n'étaient armés
pour l'essentiel que d'arcs, de flèches
et de javelots, leurs tirs étaient mortels
pour quiconque les attaquaient. Tolkien
rapporte même que leurs archers étaient
capables d'atteindre "l'oeil d'un oiseau
dans les ténèbres"!!.
De
nombreux Orques eurent l'occasion de l'apprendre
à leurs dépents.
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