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I I– leur apparence
Au terme de cette première partie
nous connaissons déjà deux éléments importants :
- il existe une corrélation
évidente entre eux et leur lieu d’implantation,
- leur apparence varie également
selon l’époque de leur apparition.
Mais cela ne suffit pas à
distinguer les Elfes des autres entités.
Essayons-nous alors à leur description.
a)
Tout d’abord, les Elfes apparaissent habituellement
sous un aspect humanoïde, voire totalement humain .
En effet, bien qu’il leur soit
possible de prendre diverses apparences, leur silhouette est globalement
humaine. Les quelques exemples contraires que nous connaissons peuvent relever
soit d’un déguisement qu’ils auraient pris, soit de l’erreur humaine, soit de phénomènes exterieurs (lesquels se
juxtaposeraient d'ailleurs plus à leur physique humain qu’ils ne le remettraient en cause).
On peut même supposer qu’il existe
une véritable parenté biologique entre Elfes et Hommes, dans la mesure où il a
été fait cas, à maintes reprises, à des unions mixtes ayant engendré une
descendance, elle-même féconde. Ce serait notamment le cas de la célèbre famille des Lusignan.
b)
De plus, les elfes sont beaux.
Contrairement à toute
affirmation contraire, l’Elfe est beau. C’est même une de ses caractéristiques
essentielles et celle qui a valu à sa race le nom de « Belles
Gens ».
Après tout, le désir des
hommes (maintes fois réitéré dans les contes) d’épouser Ondines ou Selkies ne
relève certainement pas du masochisme.
D’ailleurs, paradoxe révélateur, même quand un Elfe est représenté avec des malformations, il n’en est pas laid pour
autant ; ainsi, Auberon, quoique bossu, est décrit « beau comme le soleil en
été ».
Sans entrer dans les détails (ce
sera pour une prochaine étude) les déformations qui sont apparues au fil
des siècles trouvent leur origine dans la pratique constante des religions dominantes
(ex. : le Christianisme en Europe) de diaboliser les Elfes, considérés
comme divinités païennes et donc concurrentes. Cette diabolisation se traduira
par de soi-disantes malformations physiques ayant toutes pour but de les ridiculiser
et de les stigmatiser auprès des populations (souvent rurales et peu instruites) qui les
vénéraient.
Cette beauté des elfes tire vraisemblablement son origine, au moins pour partie, de leur lien privilégié avec la Nature. Cette relation « extraordinaire » va d'ailleurs avoir d’autres conséquences
sur leur apparence.
c)
Car les elfes sont magiques.
L’Elfe, comme nous l’avons vu est, certes,
un proche parent de l’Homme, mais c’est aussi un esprit de la Nature et un Etre
de Lumière. De ce fait il dispose d’une certaine magie, susceptible d’influer
directement sur son apparence, que ce soit en vertu de pouvoirs de
dissimulation ou d’assimilation.
Je m'explique.
En utilisant ses pouvoirs innés
de dissimulation, l’Elfe peut non seulement disparaître à notre vue mais également brouiller
les sens des témoins humains. Cela explique certainement tant la rareté de ses
apparitions que l’incohérence, voire la contradiction, de nombreux témoignages.
Par ailleurs, sa relation
symbiotique avec la Nature peut également se traduire par des modifications physiques liées
à son environnement, et qui correspondent notamment aux particularismes locaux qui ont été étudiés dans la première partie de cette étude. On pourrait ainsi dire qu'il "assimile" le Milieu dont il est, par ailleurs, partie intégrante.
Mais plus que tout, les Elfes
sont des Etres de Lumière. Ce n’est certes pas par hasard qu’Auberon est
comparé au soleil ou que certaines légendes en font des anges
« neutres » qui auraient été piégés sur Terre lors de la Grande
Révolte des anges maudits contre Dieu.
Il en résulte l’apparition des phénomènes lumineux
moultes fois observés, telles les auras lumineuses qui les entoureraient. Dans certains
cas il a même été noté que la matérialité des elfes disparaissait et que seules ces auras pouvaient être perçues par certaines personnes
privilégiées.
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